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Daily Witness
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Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
Le village de Saint-Guillaume écrit un compte rendu du nombre de journaux reçus à son bureau de poste : « Minerve », 13; « Nouveau-Monde », 13; « Daily Witness », 1; « Semaine Agricole », 1; « Opinion Publique », 6; « Journal des Trois-Rivières », 1; « Constitutionnel », 1; « Gazette de Sorel », 11; « Messager de Sorel », 6; « Courrier de Saint-Hyacinthe », 19; « Nation »  5; « Union des Cantons de l'Est », 3; « Pionnier de Sherbrooke », 1; « Journal d'Agriculture », 1.

Saint-Guillaume compte 8 magasins, 4 gros et 4 petits. Il s'y trouve 2 boulangers,1 tailleur, 1 peintre, 1 meublier, 1 voiturier, 5 menuisiers, 1 cordonnier, 2 selliers, 2 maçons, 4 forgerons. On y trouve 2 maisons d'entretien public, y compris le grand hôtel près du dépôt du chemin à lisses de bois. On peut y voir les « magnifiques » moulins à scie de M. Sénécal et celui de M. Wilson, ainsi que 5 moulins à scie de plus petite taille. Le village a une station télégraphique. Les chantiers de l'année emploient tous les bras. Les moulins de M. Sénécal réclament 70,000 billots et celui de M. Wilson en réclame près de 50,000. Depuis mai dernier, la malle arrive quotidiennement de Saint-Hyacinthe et de Sorel.

À 6 milles de Saint-Guillaume se trouve la prospère paroisse de Saint-Bonaventure, dont tous les rangs ont une douzaine d'années. Saint-Bonaventure reçoit de nombreux journaux (dont environ 12 copies du « Courrier » de Saint-Hyacinthe), mais les autorités refusent d’offrir un service quotidien au bureau de poste. Il y a une malle 2 fois la semaine de Saint-Guillaume. Depuis que ce dernier est desservi tous les jours, Saint-Bonaventure demande de recevoir la malle 3 fois la semaine. Le conducteur, payé 58 $ par année, demande seulement 25 $ de plus pour le service additionnel. Les gens de Saint-Bonaventure ont pris l'habitude d'aller poster leurs lettres à Saint-Guillaume, car les délais sont moins longs. L'achalandage au bureau de Saint-Bonaventure a beaucoup diminué.

- À 5 milles au nord de Saint-Bonaventure, sur « la rivière aux vaches », une compagnie montréalaise s'occupe d'extraction de fonte. On doit envoyer chercher le minerais à Drummondville car les prix sont trop élevés pour que les cultivateurs des environs acceptent de fournir l'usine. Cette même usine emploie 200 hommes cet hiver pour couper du bois et charroyer la fonte sur 18 milles. Une compagnie veut se former à Drummondville pour faire de la fonte, car de l'autre côté de la rivière Saint-François, en face de Drummondville, un M. Reid aurait une mine de 4 ou 5 pieds d'épaisseur.

Référence
L'Union des Cantons de l'Est, vol. 6, no 12 (22 février 1872) : 1.
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