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Dorion
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1 No d'identification : 5 527

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
« Colonisation du Bas-Canada »

Jean-Baptiste Éric Dorion publie un article qui a été lu devant une assemblée publique de l'Institut canadien à Montréal, en mars 1861. L’article fait référence à la population des townships.

En 1840, il y avait 52 000 âmes d'origine anglaise dans les townships du sud dont environ 11 000 Canadiens. La population française composait donc un peu plus du cinquième de la population.

La population des townships du sud était de 79 183 âmes en 1944, soit 16 681 Canadiens et 62 322 personnes d'origine étrangère. C'est depuis 1848 qu’on dénote un mouvement de la population canadienne vers les townships.

En 1851, les comtés de Missisquoi, Brome, Shefford, Stanstead, Compton, Sherbrooke, Richmond, Wolfe, Drummond, Arthabaska, Mégantic et les townships dans les comtés de Beauce, Bellechasse, Dorchester, Montmagny, L'Islet, Kamouraska, Témiscouata et Rimouski contenaient 40 304 Canadiens français et 71 600 âmes d'autres origines.

Tandis que la population anglaise des townships s'est accrue de 10 235 personnes en 8 ans, soit l’équivalent de 17 %, la population française qui totalisait 16 861 âmes en 1844 s'est élevée au joli chiffre de 40 304. Cela équivaut à 130 % d’augmentation dans un court laps de temps. La population des townships du sud était donc de 111 913.

En 1861, il y avait 80 000 Canadiens et 90 000 personnes d'origine anglaise.

Pour les comtés de Mégantic, Arthabaska, Drummond et Wolfe, en 1844, il y avait 8 023 Canadiens et 8 124 colons de d’autres origines. En 1851, on passait à 17 690 Canadiens et 10 937 personnes d’autres origines. Pour 1861, ces chiffres augmentent à 35 088 Canadiens et 13 860 d’autres origines.

Dans le comté de Nicolet (il n'est pas écrit en quelle année), sur 19 000 habitants, il y a eu une augmentation de 1 800, essentiellement dans les nouveaux comtés. Dans la paroisse de la Baie du Febvre, « il y a des terres subdivisées au point de n'avoir qu'un quart d'arpent de front sur 18 de profondeur et l'une d'elles sans bâtisse s'est vendu 600 $. Il faut soit partir ou se résigner à avoir à traîner la vie peu enviable et peu indépendante de prolétaire ».

Selon l'auteur, les nouveaux acquéreurs de terres « sont des agriculteurs aisés qui renoncent aux propriétés subdivisées des seigneuries pour élargir leur patrimoine et établir leurs enfants ».

Dorion parle aussi de l'exode des jeunes et plus généralement de l'importance d'empêcher l'émigration aux États-Unis. Les jeunes vont étudier hors des townships et ne reviennent pas. Pour lui, le fait que l'industrie manufacturière n'ait pas encore pris racine, explique en partie ce phénomène. Pour y remédier il faudrait bâtir des écoles primaires, secondaires et supérieures dans la région. Dorion ajoute : « Nous avons des terres, des bonnes terres incultes et en quantité que l'on pourrait livrer à la jeunesse ».

Suite de l'article (18 déc. 1862).
Selon Dorion, les townships du sud sont accessibles à des prix abordables et peuvent permettre à des familles nombreuses de s'établir. De plus, dans chaque localité « un peu avancée », il y a une église, un moulin, des magasins, etc. D'après l'auteur, si le prix des terres dans les townships est au-dessous de sa valeur, c'est que les Canadiens français hésitent à venir s'établir dans un endroit où « la population est mixte », c'est-à-dire à la fois anglophone et francophone. L’autre raison serait que les cultivateurs d'origine britannique vendent leurs terres pour aller rejoindre leurs enfants dans le Haut-Canada ou aux États-Unis. Ils ne sont pas attachés au Bas-Canada, d'où le prix peu élevé de leur terre.


Dorion affirme que « les comtés de Shefford, Richmond, Wolfe, Compton, Drummond, Arthabaska et Mégantic offrent [...] des occasions favorables aux petits capitalistes ». Il ajoute que « le colon sans capital, avec des bras robustes, une connaissance des travaux de la campagne et de l'énergie, trouvera dans l'exploitation du sel de potasse une rémunération pour ses travaux et les moyens de faire vivre sa famille immédiatement ».

Afin d'inciter les gens à venir s'établir dans les townships, Dorion affirme que les terres sont fertiles, faciles à cultiver, qu’elles s'égouttent naturellement et ne demandent pas de grands travaux d'irrigation. Dorion fait ensuite mention du « plan de l'association des townships », mais sans donner de détails.

- Pour plus de renseignements sur cet article et pour voir des tableaux indiquant la population des townships du sud (sans la population des seigneuries) en 1844, 1851 et 1861, voir l’édition du 24 décembre 1862, p. 3.

Référence
«Colonisation du Bas-Canada», Le Défricheur (Avenir), vol. 1, no 3 (11 décembre 1862) : 1 (suite: 1, 4, p. 1; 1, 5, p. 3).
2 No d'identification : 5 799

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
M. Jean-Baptiste-Éric Dorion a été réélu dans Drummond et Arthabaska. Bien qu'il n'ait pas remporté la majorité des votes dans toutes les paroisses, il a néanmoins obtenu dans l'ensemble une majorité de 750 voix contre M. De Cazes. Voici les résultats dans chacune des localités.

Nous mentionnerons d'abord les votes accordés à Dorion, puis ceux accordés à De Cazes: Drummondville (pour Grantham, Wendover et Simpson), 46 et 74; Saint-Germain, 84 et 34; Saint-Guillaume et Saint-Bonaventure, 216 et 44; Wickham, 17 et 12; L'Avenir, 226 et 6; Durham, 63 et 0; Kingsey, 56 et 30. Dans le comté d'Arthabaska: Arthabaskaville, 27 et 18; Saint-Christophe, 61 et 51; Victoriaville, 61 et 12; Saint-Norbert, 45 et 22; Stanfold, 93 et 44; Maddington et Blanford, 34 et 7; Chester Est, 49 et 26; Chester Ouest, 40 et 23; Bulstrode, 24 et 25; Warwick, 69 et 59; Tingwick, 59 et 5.

Puis, l'auteur de l'article dit que De Cazes a, en quelque sorte, acheté des votes dans certaines paroisses, dont Warwick, en donnant du travail à des électeurs et en mettant une voiture à la disposition de ceux qui voteraient voter pour lui.

M. Dorion a fait son discours de la victoire le 14 juin, à Drummondville. Plus de 300 personnes étaient présentes pour l'accueillir. Après le discours, il y eut «toute la nuit [...] de la musique, des chansons et des mots pour rire».

Référence
«Drummond et Arthabaska», Le Défricheur (Avenir), vol. 1, no 30 (17 juin 1863) : 2.
5 No d'identification : 21 773

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
PHOTOS DE LA MONOGRAPHIE PAROISSIALE

Jean-Baptiste Éric Dorion

Référence
Joseph-Charles Saint-Amant, Un coin des Cantons de l'Est, histoire de l'envahissement pacifique mais irrésistible d'une race, 2e édition rev. et augm, Drummondville, La Parole, 1932.
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