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d'études québécoises (CIEQ)

Fichiers documentaires

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Institut canadien
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1 No d'identification : 8 737

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
À propos de la fête de la Saint-Jean Baptiste à Saint-Calixte de Somerset: La Société Saint-Jean Baptiste a été fondée dans cette paroisse en 1858. On parle de la décoration des rues (verdure et drapeaux). Début de la procession à 9h30 A.M., à partir de l'Institut Canadien. Les gens se sont ensuite dirigés vers l'église, munis de leurs bannières et de leurs insignes, pour assister à une messe solennelle. L'intérieur de l'église était décoré de jeunes érables «symétriquement disposés». Une des dames du couvent a joué de l'orgue et des élèves de ce même couvent ont chanté «l'Église Métropolitaine des Bois-Francs». Le curé de la paroisse, M. Damasse Matte, portaient des ornements nouvellement arrivés de Paris. Une petite pièce de théâtre fut jouée. Le nom des comédiens et de leur rôle sont inscrits. Les gens se rendirent par la suite au presbytère, pour saluer le président de la Société, le curé lui-même. On retrouve par la suite l'adresse intégrale présentée par l'avocat L.J. Pitau au président, ainsi que la réponse adressée par ce dernier aux officiers et membres de la Société Saint-Jean Baptiste de Somerset.

Référence
L'Union des Cantons de l'Est, vol. 3, no 30 (01 juillet 1869) : 2.
2 No d'identification : 8 787

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
Assemblée publique des membres de la société Saint-Jean-Baptiste à l'Institut Canadien du village de Plessisville le dimanche 22 mai courant, après la messe. Élection des officiers (noms et titres donnés) et liste des membres du comité de régie.

Référence
L'Union des Cantons de l'Est, vol. 4, no 26 (02 juin 1870) : 4 (suite: 4, 27, p. 3).
3 No d'identification : 5 527

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
« Colonisation du Bas-Canada »

Jean-Baptiste Éric Dorion publie un article qui a été lu devant une assemblée publique de l'Institut canadien à Montréal, en mars 1861. L’article fait référence à la population des townships.

En 1840, il y avait 52 000 âmes d'origine anglaise dans les townships du sud dont environ 11 000 Canadiens. La population française composait donc un peu plus du cinquième de la population.

La population des townships du sud était de 79 183 âmes en 1944, soit 16 681 Canadiens et 62 322 personnes d'origine étrangère. C'est depuis 1848 qu’on dénote un mouvement de la population canadienne vers les townships.

En 1851, les comtés de Missisquoi, Brome, Shefford, Stanstead, Compton, Sherbrooke, Richmond, Wolfe, Drummond, Arthabaska, Mégantic et les townships dans les comtés de Beauce, Bellechasse, Dorchester, Montmagny, L'Islet, Kamouraska, Témiscouata et Rimouski contenaient 40 304 Canadiens français et 71 600 âmes d'autres origines.

Tandis que la population anglaise des townships s'est accrue de 10 235 personnes en 8 ans, soit l’équivalent de 17 %, la population française qui totalisait 16 861 âmes en 1844 s'est élevée au joli chiffre de 40 304. Cela équivaut à 130 % d’augmentation dans un court laps de temps. La population des townships du sud était donc de 111 913.

En 1861, il y avait 80 000 Canadiens et 90 000 personnes d'origine anglaise.

Pour les comtés de Mégantic, Arthabaska, Drummond et Wolfe, en 1844, il y avait 8 023 Canadiens et 8 124 colons de d’autres origines. En 1851, on passait à 17 690 Canadiens et 10 937 personnes d’autres origines. Pour 1861, ces chiffres augmentent à 35 088 Canadiens et 13 860 d’autres origines.

Dans le comté de Nicolet (il n'est pas écrit en quelle année), sur 19 000 habitants, il y a eu une augmentation de 1 800, essentiellement dans les nouveaux comtés. Dans la paroisse de la Baie du Febvre, « il y a des terres subdivisées au point de n'avoir qu'un quart d'arpent de front sur 18 de profondeur et l'une d'elles sans bâtisse s'est vendu 600 $. Il faut soit partir ou se résigner à avoir à traîner la vie peu enviable et peu indépendante de prolétaire ».

Selon l'auteur, les nouveaux acquéreurs de terres « sont des agriculteurs aisés qui renoncent aux propriétés subdivisées des seigneuries pour élargir leur patrimoine et établir leurs enfants ».

Dorion parle aussi de l'exode des jeunes et plus généralement de l'importance d'empêcher l'émigration aux États-Unis. Les jeunes vont étudier hors des townships et ne reviennent pas. Pour lui, le fait que l'industrie manufacturière n'ait pas encore pris racine, explique en partie ce phénomène. Pour y remédier il faudrait bâtir des écoles primaires, secondaires et supérieures dans la région. Dorion ajoute : « Nous avons des terres, des bonnes terres incultes et en quantité que l'on pourrait livrer à la jeunesse ».

Suite de l'article (18 déc. 1862).
Selon Dorion, les townships du sud sont accessibles à des prix abordables et peuvent permettre à des familles nombreuses de s'établir. De plus, dans chaque localité « un peu avancée », il y a une église, un moulin, des magasins, etc. D'après l'auteur, si le prix des terres dans les townships est au-dessous de sa valeur, c'est que les Canadiens français hésitent à venir s'établir dans un endroit où « la population est mixte », c'est-à-dire à la fois anglophone et francophone. L’autre raison serait que les cultivateurs d'origine britannique vendent leurs terres pour aller rejoindre leurs enfants dans le Haut-Canada ou aux États-Unis. Ils ne sont pas attachés au Bas-Canada, d'où le prix peu élevé de leur terre.


Dorion affirme que « les comtés de Shefford, Richmond, Wolfe, Compton, Drummond, Arthabaska et Mégantic offrent [...] des occasions favorables aux petits capitalistes ». Il ajoute que « le colon sans capital, avec des bras robustes, une connaissance des travaux de la campagne et de l'énergie, trouvera dans l'exploitation du sel de potasse une rémunération pour ses travaux et les moyens de faire vivre sa famille immédiatement ».

Afin d'inciter les gens à venir s'établir dans les townships, Dorion affirme que les terres sont fertiles, faciles à cultiver, qu’elles s'égouttent naturellement et ne demandent pas de grands travaux d'irrigation. Dorion fait ensuite mention du « plan de l'association des townships », mais sans donner de détails.

- Pour plus de renseignements sur cet article et pour voir des tableaux indiquant la population des townships du sud (sans la population des seigneuries) en 1844, 1851 et 1861, voir l’édition du 24 décembre 1862, p. 3.

Référence
«Colonisation du Bas-Canada», Le Défricheur (Avenir), vol. 1, no 3 (11 décembre 1862) : 1 (suite: 1, 4, p. 1; 1, 5, p. 3).
4 No d'identification : 7 044

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
Assemblée publique des électeurs de Somerset Sud, à la Salle de l'Institut Canadien, le 9 juin 1867. On y adopta la proclamation suivante: «Qu'il soit nommé un comité d'Élection dans et pour le comté de Mégantic, composé de délégués ne devant pas dépasser le nombre sept pour chaque municipalité - lesquels seront choisis et nommés par toutes et chacune municipalité locale dans le comté, dans la vue d'atteindre le but si louable de choisir et d'élire pour la Chambre de Communes [...] et pour le Gouvernement local à Québec, un membre pour cette partie de la population du comté qui parle l'anglais, et un membre pour cette autre partie de la population qui parle le français». Le nom des délégués est ensuite révélé.

Référence
L'Union des Cantons de l'Est, vol. 1, no 29 (27 juin 1867) : 2.
5 No d'identification : 9 154

Collection
Centre interuniversitaire d'études québécoises

Information documentaire
Les amateurs du village de Plessisville se sont réunis le 10 octobre dans la salle de l'Institut Canadien, pour rendre hommage à leur président, Jean-Baptiste Mercure. Ils lui ont offert pour l'occasion un «pot à l'eau en argent ciselé, avec couvercle surmonté de feuilles d'érable et d'un castor, et ordonné à Montréal expressément pour la fête en question». Dans l'adresse, dont il y a la version intégrale, on dit entre autres: «Cette société, fondée depuis quelques années seulement dans ce comté dans des vues de philantropie chrétienne et de progrès intellectuel, a d'abord rencontré quelques obstacles sur son chemin [...]. [...] Aujourd'hui, grâce à vos persévérants efforts et à vos généreux sacrifices, notre société est prospère et florissante». Le nom de plusieurs personnes présentes est également indiqué.

Référence
L'Union des Cantons de l'Est, vol. 3, no 46 (21 octobre 1869) : 2.
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